Tatoué, le tatou ?


Tatou
est
tatoué.

 

***

pour les fêtes, un poème holorime minimaliste et perpétuel (répété autant de fois que nécessaire, il pourra être scandé pour ponctuer efficacement les douze coups de minuit de la Noël ou de l’an nouveau), avec une esquisse de mise en abyme (cela, si le tatouage du tatou représente un tatou tatoué, qui lui même s’illustre à l’encre d’un reflet de lui-même… ou d’un autre tatou ?)

illustration : Wermer et de Lasteyrie, Histoire naturelle des mammifères, 1819, BnF/Gallica

38 commentaires

    • Papou, le tatou ? Je sais bien qu’à deux lettres de là, c’est au Tabou que se réunissaient les Zazous de Bison Ravi mais ça n’a (peut-être bien) rien à voir !

  1. La spa avait appelé l’un de mes chiens Tatoo car son ancien maître avait eu la géniale idée de couper son oreille tatouée afin de l’abandonner sans avoir de représailles. S’il était encore là il aurait pensé que ton poème lui était dédié et t’aurait répondu lui-même 😉

  2. Lors du tournage du film « Mélodie en sous-sol » d’Henri Verneuil (1963), avec Jean Gabin et Alain Delon, le premier des deux devait dire à l’autre la phrase suivante :
    – T’as tout, hé ?
    Ils venaient de commettre le casse du casino « Le Palm Beach » à Cannes et se reposaient un peu au bord de la piscine avec leur butin dans des sacs.
    Mais Jean Gabin fit la remarque suivante à Michel Audiard, le dialoguiste :
    – J’ai entendu dire qu’un certain Denys de la Patellière (ça ne s’invente pas !) avait l’intention de faire un film, dans quelques années, qui s’appellerait « Le Tatoué »… et il m’aurait choisi pour le rôle. Je pense qu’il ne faudrait donc pas, avec ce dialogue, faire une sorte de pub cachée et anticipée pour une œuvre que je ne sens pas vraiment aujourd’hui car on m’a expliqué qu’on allait carrément me tatouer un Modigliani dans le dos !
    Michel Audiard se tourna alors vers Alain Delon et lui dit :
    – Qu’en penses-tu ?
    – Je pense que le patron a raison ! Et ce serait sûrement mieux qu’il rajoute : « Et touche pas tout de suite au grisbi ! »
    – Très bien, petit ! acquiesça Jean Gabin dans un rire tonitruant.
    Michel Audiard modifia donc le dialogue, sa carapace en avait connu d’autres.

    • et voilà que mon billet le plus court inspire le commentaire le plus long que ce blog ait reçu 🙂
      merci Dominique (je suis surpris quand même que Delon ait eu un tel sens de la répartie, ou qu’il ait lu Simonin !! je pense qu’Audiard a amélioré l’histoire 🙂 🙂

      • @ carnetsparesseux : J’avais bien pensé que c’était un peu long par rapport à votre poème « minimaliste » mais, en même temps (!), j’ai trouvé que le contraste mettrait encore plus en valeur cet holorime à beaucoup et « perpétuel » comme vous l’indiquez.
        Il vous reste de toute façon la possibilité, concernant la présentation typographique, d’enlever les blancs entre les paragraphes (comme on fait des ellipses au cinéma)
        Concernant Alain Delon, il a toujours eu de la répartie, ne serait-ce qu’en parlant de lui à la troisième personne…
        Le film « Touchez pas au grisbi » est sorti en 1955, le beau Delon n’avait certes que 19 ans à l’époque mais il a pu parfaire sa culture cinématographique des années plus tard – pas la peine pour lui de lire le livre de Simonin, le frère sans doute de « La Religieuse » de Rivette !

        • Merci Dominique ; la courtesse du « poème » s’équilibre dans l’épanchement des commentaires (une autre mise en abyme ?) ; je ne toucherais pas à la typo. Je reconnais que je ne sais rien d’ « Ah, Lui ? » Delon et que j’ai lu le Grisbi avant de l’entendre répliquer dans les Tatous flingueurs 🙂

  3. Et moi, j’ai mis cinq minutes à chercher le poème 😅 L’isolement court-circuite l’esprit ! En tout cas belle mise en abyme. Manque plus que le tatou tatoué se tâte

    • Merci Max-Louis ; je n’ai pas vu ce film (ou alors je l’ai complétement oublié), mais Dominique en parle lui aussi dans ses commentaires. A voir ou revoir, donc :!

  4. Marina m’a dit que t’avais déchaperonné des mots d’hiver ! Marine, âme adicte, avait des chats peur au nez des maudits vers ! ( ça veut pas dire grand chose mais j’aurai essayé !)

  5. Cher Carnets, l’holorime est joli et l’animal original au physique très ressemblant à celui qui a tant fait parler de lui depuis un an et qui nous pourrit la vie… et peut-être un peu au paresseux, non !? 😉

  6. Victor Hugo, un poète français un peu tombé dans l’oubli, est resté célèbre par ses deux holorimes :

    « Laurent Pichat, virant, coup hardi, bat Empis
    Lors Empis, chavirant, couard dit : Bah, tant pis »
    et
    « Gaal, amant de la reine, alla, tour magnanime,
    galamment de l’arène à la tour Magne, à Nîmes ».

  7. Ton thé t’a-t-il oté ta toux, Tati ? disait la tortue au tatou ?
    Pas du tout dit le tatou, je tousse tant qu’on m’entend de tahiti à tombouctou !
    Pôv tatou ! il n’a plus l’âge d’un tatouage !

    • ça marche !
      ta tante est tant tentée*,
      que
      tata attend ta tente** !

      * par le camping, pour l’été prochain
      **tente qu’elle espère bien que tu lui offrira à Noël
      (puisqu’il faut parfois quelques explications)
      🙂

    • Malice, malicieux, je ne suis pas le mieux placé pour le dire… ce que je crois, c’est que tant qu’à tenter des jeux de mots improbables, autant les défendre le plus sérieusement possible 🙂

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