Quoi qu’on y fasse et quoi qu’on dise

Quoi qu’on y fasse et quoi qu’on dise
elle survivra à nos bêtises.
Elle, notre petite terre

Improbable et rose et bleue
qui tourbillonnera aussi bien sans nous
dans le tourbillon des étoiles

Rouliroulant dans la grande mer du ciel
– verte la mer, orange le ciel –
Tout comme nous tournons ici bas

Engoncés dans notre infinie bêtise
– bêtise sans goût ni couleur
mais pas moins fière d’elle et de nous –

Alors, pour cette année bissextile
souhaitons-lui 366 révolutions !

 

 

 

* * *

à l’invitation de La Licorne, qui voulait un petit poème d’entre quatre et seize vers avec les quatre mots suivant (étoile, infini, mer, homme) empruntés à Rimbaud. J’en ai évité un, allez savoir pourquoi.

illustration : Prosper Alphonse Isaac, un Paon, vers 1920. BnF/Gallica.

21 commentaires

  1. Ce rouli-rouler me fait penser à une comptine « Il était une fermière… » les paroles légèrement déformées entendues parfois lors de déplacements de foule nombreuse…
    366 révolutions, que d’espoirs pour nous les terriens…;D

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