Babelge – tour de (Dictionnaire des orpherimes)

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07/08/2017 par carnetsparesseux

 

Babelge – tour de (féminin, néologisme, peu usité) : édifice mythique localisée par des sources contradictoires entre Blanquenberge et Eupen, Arlon, Merelbecke ou Audenarde, mais plus probablement entre Ottignies et Vieux-Sart [peu importe d’ailleurs] où on prétend que se tint à une date malconnue la controverse linguistique qui enterra le rêve d’unité belge et conduisit à la multiplication des langues et des dialectes entre néerlandais, flamands, français, brabançon, limbourgeois, picard, lorrain et wallon.
Rime avec : Belge.

♦ « Avec des cathédrales pour uniques montagnes / Et la tour de Babelge comme mât de cocagne ». Jacques Brel, Le plat pays qui est le mien, 1962.

♦ « Le rêve ! il est plus haut que les fumées / Qu’elle renvoie envenimées /Autour de Babelge, vers l’horizon /Même dans la peur ou dans l’ennui ». Emile Verhaeren, l’âme de la ville, Les villes tentaculaires, 1920.

 

* *

On soulevait ici l’autre jour la grave question des mots sans rime, belge, bulbe, camphre, clephte, dogme, goinfre, humble, meurtre, monstre, muscle, pauvre, quatorze, quinze, sanve, sarcle, sépulcre, simple, tertre et verste. Ce petit dictionnaire donnera chaque jour la définition d’un des mots nouveaux proposés, puisqu’il est bon que chaque mot ait un sens afin que chacun comprenne en l’entendant la même chose que ce qu’à voulu dire son interlocuteur.

 

  *

à suivre, avec l’aide des collaborateurs bénévoles s’il s’en présente.

 

 

Illustration  : La Maison-Dieu, carte à jouer, 1475, Tarot de Charles VII, Bibliothèque nationale de France.

 

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34 réflexions sur “Babelge – tour de (Dictionnaire des orpherimes)

  1. Genialissismelge. J’y réponds dès que possible !

  2. Babybelge : enfant de Knock-le-Zoute, nourri dès sa plus tendre enfance au fromage français qui a été importé clandestinement depuis le pays gaulois pour faire concurrence à la production locale.
    Quand l’enfant est malade de la peau, une croûte rouge se développe par plaques sur son épiderme. On l’envoie alors se faire soigner à Bailleul (Hauts-de-France).

  3. « Un jour Ali-Baba achevait de couper sa charge de bois lorsqu’il distingua une troupe de cavaliers qui s’avançaient dans sa direction. Craignant d’avoir affaire à des voleurs, il abandonna ses ânes et monta sur un gros arbre touffu.

    Les cavaliers mirent pied à terre, ils étaient quarante. Le chef de la bande se dirigea vers un rocher situé près du gros arbre où Ali-Baba s’était réfugié, écarta les broussailles et prononça :

    « Babybelge, ouvre-toi ! ou je change de crèmerie »

  4. Pierrot Labryl dit :

    Trouvères de Liège & Babel Ge-
    -orges et Jacques-Gérard Linze
    d’unique nom qui rime à quinze
    sauront en composer pour belge

    PS – Lien à Georges et Jacques-Gérard Linze :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Linze

  5. Valentyne dit :

    Cher Carnet,
    Je dépose ce jour une demande à votre nom pour le prix nobelge de littérature
    Vous tiens au courant ASAP …
    Bisessss

  6. L'Ornitho dit :

    On va turbiner de la caboche … cool proposition 🙂

    Et si même Verhaeren s’en mêle alors …

  7. brindille33 dit :

    Coucou, tu as enlevé mon délire ? C’était sans doute hors sujet 😉 😆
    Je venais voir par curiosité ce que tu y avais répondu à mon « zentil » délire….

  8. Très instructif. J’ ai toujours aimé me plonger dans les dictionnaires ! 😉

  9. Peut-on vivre dans la Babelge ? Y aura-t-il une place pour moi ?

  10. L'Ornitho dit :

    Allé hop, sans filet (comme dans la fichue tour).

    Wabelge – habitant de la Tour de Babelge de prendre-langue-à-tout, bâtissant sans relâche l’incompréhension avec son colis maçon de langue-fourchue, le Flabelge.

    Le Wabelge, dont les origines se situent en haut (signal de Botrange), travaille surtout le bas de la tour, conrtrairement au Flabelge qui jouit du haut de ce qu’il possède en bas, l’amer du Nord.

    Certains disent qu’ils se seraient croisés et auraient fait des galibelges-en-pète, mais ce n’est que pure médisance d’architecte, appelé aussi brusselère, qui mange à toute-langues une fois.

    Le Wabelge se séduit au sirop de Liège, qu’il affectionne particulièrement avec les boulettes, tandis que le flabelge se drague au Roll-Mops, poisson en filet qui s’attrappe à l’âme son.

    Et comme on dit ici : soit (Ba)belge et tais toi.

    • Qui mieux que l’Ornithorynque ? :))
      juste une question : le signal de Botrange est-il construit sur les fondations de la tour de Babelge ?

      • L'Ornitho dit :

        Ne fâchons pas les Flabelges, qui revendiqueront sans do(u)te (et sans autorisation de fouilles) sa présence sous la tour de l’Yzer.

        Sinon, en (Ba)Belgique, n’oublions pas la région germanophone, dites – ça ne s’invente pas, des « cantons rédimés » (et si singulière expression).

        Petit pays qui ne rime à rien mais à 4 régions 🙂

  11. Aunryz dit :

    Je trouve que la Belgique va bien avec cette confusion des langues et justifie parfaitement ton invention.
    _
    [proposition pour une rime :
    La trinité : Nabab-Elle-Je]

    • Sacrée Trinité ! [c’est le cas de le dire]

      Ce qui est curieux, c’est que l’invention – gratuite et fortuite – a précédé sa justification
      (à croire que les Belges se sont mis dans une riche pagaille langagière rien que pour me dépanner)

      • L'Ornitho dit :

        Le belge est la parfaite excuses pour toutes incongruités 🙂

        Du problème de plomberie à la politique sans gouvernement (« fume c’est du belge »)

        • L'Ornitho dit :

          Exemple – l’ornithorynque, à la question mammifère ou non, tout le monde s’écharpe (Kant et Eco aussi, par ailleurs)…

          Alors que si, simplement on disait « l’ornithorynque est belge » – tout est arrangé, la question ne se pose plus pour personne et chacun répond « Ah! oui ».

          Cqfd?

  12. L'Ornitho dit :

    Tout autre chose, mais ça m’a aussi fait penser, toutes ces histoires de tours, à certains univers de Maeterlinck, ou encore, pour la seconde moitié du 20è siècle, au théâtre de Paul Willems, avec ses néologismes belges. Les villes tentaculaires, bien évidemment comme cité, mais Bruges-la-Morte vaut aussi son détour (Georges Rodenbach)

    Bref, tout ça pour dire, que finalement on nage dans un joyeux symbolisme, au sens littéraire du terme.

    • « un joyeux symbolisme » ? ça me va droit au coeur, l’Ornitho ! C’est tout autre chose et exactement ça aussi. Et j’apprends que j’ai Paul Willems à découvrir, chouette. Et puis oui, Bruges la morte vaut le détour 😉

  13. Caroline D dit :

    S’exprimera aussi ainsi
    l’homme enrhumé
    s’il se trouve très amoureux
    d’une gente dame de Bruxelles…

  14. […] Sur une proposition de Glomérule Néphron relevée par Chachasire ,repris par Carnets Paresseux pour le Dictionnaire des Orpherimes […]

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