Non mais quel ennui

La nuit puis le jour ; le jour, puis la nuit
encore et toujours
non mais quel ennui :
on s’lève, dit bonjour, à table à midi
puis on fait un tour
et puis bonne nuit.

Un petit détour vous f’rait pas envie ?
juste une fois, un jour,
Midi à minuit ?
Et des pommes au four qu’on mang’rait au lit ?
ça s’rait un bon tour
à jouer aujourd’hui.

Vrai, la nuit, le jour, puis le jour, la nuit ?
Et ça pour toujours ?
non mais quel ennui.

45 commentaires

  1. Voilà un poème qui me parle beaucoup 🙂 Vu que je me suis rapprochée du pôle Nord, le soleil commence à se coucher vers 16h en hiver… J’ai l’impression que la nuit et le jour s’alternent beaucoup trop vite ^^

  2. Et quelques amours vives pour faire passer la vie
    ce serait un bon tour
    à jouer à l’ennui
    … belle suite de samedi, carnets
    et merci pour le sourire…

  3. En des contrées livrées au soleil de minuit,
    Attendre la fin du jour sans nuit,
    Et ne jamais découvrir l’ennui,
    Si ce n’est, celui de n’avoir point dormi.

    ,

    • Desserrer le timing et glisser un peu de fantaisie de temps en temps dans le déroulé des jours et des nuits… avec Baudelaire de notre côté, ça devrait être possible 🙂

  4. Entre chien et loup, il doit y avoir moyen de se faufiler et trouver un temps qui n’appartient ni à la nuit ni au jour.

    • Merci Dominique…se faufiler entre chien et loup, glisser des brins de matinées entre les mailles du crépuscule… un temps à la demande, est-ce trop demander ?
      🙂

  5. Les jours qui tricotent avec les nuits un pauvre manteau d’ennui…
    Quand tout est toujours pareil…
    Vivent les chemins de traverses, les étincelles de pluie sous un soleil morose
    loin des « cieux imbéciles ou jamais il ne pleut » comme dit le poète à la moustache.
    restons amants des pommes au four aurait dit l’autre…
    J’aime avoir l’impression de me lire quand je te lis. Ça fait chaud juste là.
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Merci Célestine
      Lorsque les cieux s’endorment sous leur manteau d’ennui (et d’enjour), c’est au pauvre poète d’essayer de les désennuyer… et si pour ça il faut faire de la lune une pomme ronde et chaude dans le grand four céleste, pas d’hésitation !

      (réponse dé/bloquée par wordpress 😦 )

  6. Tiens, un écho d’ennui :

    « Complainte de certains ennuis

    Un couchant des Cosmogonies !
    Ah ! que la Vie est quotidienne…
    Et du plus vrai qu’on se souvienne,
    Comme on fut piètre et sans génie !…

    On voudrait s’avouer des choses,
    Dont on s’étonnerait en route,
    Qui feraient, une fois pour toutes !
    Qu’on s’entendrait à travers poses.

    On voudrait saigner le Silence,
    Secouer l’exil des causeries ;
    Et non ! ces dames sont aigries
    Par des questions de préséance.

    Elles boudent là, l’air capable.
    Et, sous le ciel, plus d’un s’explique,
    Par quels gâchis suresthétiques
    Ces êtres-là sont adorables.

    Justement, une nous appelle,
    Pour l’aider à chercher sa bague,
    Perdue (où dans ce terrain vague ?)
    Un souvenir d’AMOUR, dit-elle !

    Ces êtres-là sont adorables ! »

    (Jules Laforgue).

  7. Une belle ronde qui (et c’est un paradoxe😄) rend ennuyeuse l’alternance jour/nuit!
    Toi aussi tu rêves de nuits polaires et blanches?
    Perso, je déteste les miettes dans le lit c’est mon seul côté maniaque…Enfin, je crois…😄
    Bises

  8. Pour des pommes au four, je suis capable de me lever à minuit.
    Voilà qui est dit.
    D’ailleurs, pour ceux qui voudraient la recette, :
    peler et épépiner quatre kilos de pommes, les couper en quartiers.
    Par déduction, ici, la formule, « pas de quartier » ne s’applique donc pas.
    Ensuite, disposez les dans un GRAND plat allant au four. Parsemez de beurre, de sucre, mais dans le désordre. C’est à dire, commencez plutôt par le sucre, puis ensuite le beurre.
    Passer à four 6-7 pendant une heure.
    Le dessus doit être légèrement caramélisé. Enfin, doré. Un peu noirci, même, quoi.
    Déguster tiède ou froid.
    Prévoir les proportions d’ingrédients XXL car la dégustation se fait presque sans s’en rendre compte tellement c’est bon. C’est une fois arrivés au bout que l’on constate avec effarement qu’il n’y en a pas assez.
    Dans ce cas, et fatalement ce le sera, puisque vous avez une immense qualité d’anticipation, à minuit 15, une fois le premier plat de pommes au four dégusté, recommencez la même recette avec les quatre kilos restant que vous avez pris soin d’acheter avec les quatre autre déjà mangés. 😉

    • ha bien voilà ! Je pense qu’après deux fois quatre kilo de pommes, on doit considérer l’insomnie comme un songe fugace 🙂
      (et la digestion comme un rêve inaccessible !)

  9. Et dire qu’un jour ça s’arrêtera et qu’on ne sera même plus là pour le regretter, je parle des pépins de pomme au four au lit bien entendu !

  10. Une question existentielle que je ne m’étais jamais posée, Carnets paresseux 😆
    Une question de plus qui restera sans réponse, comme beaucoup d’autres 🙄
    C’est vrai qui si on arrivait à tordre le coup à cette routine, ça me plairait bien !
    Sauf manger des pommes cuites au lit, j’aime pas les pommes cuites 😈
    Mais une andouillette au Chénas, j’dis pas non !!!
    Bon dimanche et gros bisous ventés

    • Merci Soene
      une question sans réponse de plus ? Bah, si les questions étaient faite pour qu’on y réponde, ça se saurait.
      Et bien sûr, on peut remplacer la pomme cuite par ce qui bon nous semble 🙂

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