Le jour où (réfugié dans un moulin en feu)

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14/11/2014 par carnetsparesseux

Le jour où, encerclé par la foule des villageois brandissant qui des fourches, qui des faux (des vraies), bref tout l’attirail hétéroclite des outils agricoles contondants et qui tous hurlaient « à mort Frankenstein ! » – confondant dans leur malédiction le créateur et la créature – autour du moulin qu’ils venaient d’incendier – piètre abri qu’il avait choisi là…non, mais quel benêt il faisait parfois ! -, il se dit que non seulement cet imbécile de docteur lui avait donné un physique ingrat, une âme candide et une intelligence médiocre, mais qu’il lui avait aussi – certes bien involontairement – légué un nom fichtrement difficile à prononcer.

 

*  *  *

Le jour où / je me suis dit, mode d’emploi.

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5 réflexions sur “Le jour où (réfugié dans un moulin en feu)

  1. Oui, à la réflexion, ça fait beaucoup… On ne choisit pas davantage son créateur que sa famille!

    • C’est vrai ; en occurrence le créateur n’a pas vraiment « choisi » sa créature,il l’a volé par pièces et morceaux, la nuit, dans des cimetières, recousu et électrocuté !
      (ce qui n’est pas tout à fait une bonne excuse).

  2. Quand on pense que Mary Shelley a inventé ces personnages lors d’un jeu littéraire avec son mari et Lord Byron… Nous sommes trés peu de choses.

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